☎️ Début 02/24 – 🍽️ IMC 42,6 – 92 KG
🩺 Sleeve 04/25 – 📏 Taille : 147 CM
🎯 Poids cible : 50 KG – 🔔 Actuel : 60,2 KG
.

SLEEVE – JOUR 1 & 2

24-25 avril 2025

J + 1 : SLEEVE MES COUILLES

J’ai donc pas dormi. Les douleurs sont en continu, et dès qu’on met une dose d’antalgique, on doit mettre le primperant pour m’éviter de dégueuler.
Aujourd’hui, le chirurgien est passé me voir. Il s’est assuré que ça va, mise à part mes vomitos quoi. Donc j’ai une prise de sang à faire aujourd’hui, et on m’enlèvera le redon demain avant de rentrer chez moi, si la prise de sang est bonne. Enfin, logique. Je lui explique mes sensations, et il ne trouve rien d’anormal si ce n’est que je réagis mal aux antalgiques et à l’anesthésie. Mon état est normal, bien que beaucoup de comptes instagram te font croire le contraire.

OUI subir une chirurgie bariatrique, c’est TRES douloureux. Rares sont les personnes pour qui tout se passe comme une lettre à la poste hein. Les incisions (Quatre pour moi) sont genre pas tellement douloureuses. C’est le fait de bouger, qui vient tout de suite enflammer le tout.
Ensuite, mon estomac me donne beaucoup de mal.
Je ne peux rien avaler : eau, salive… Ouais ouais, même avaler ma salive me fait gerber alors franchement tu veux savoir la douleur d’un vomi post op ? Sur une échelle de 1 à 10 on est à 40. Tu as l’impression, qu’on te déchire l’estomac quand tu vomis. Quand tu tousses aussi d’ailleurs. Et les éternuements c’est pareil.
Ma seule hantise était que les sutures lâchent.
J’ai un RGO de folie aussi, dès que je déglutis, une énorme boule se forme à la base de mon oesophage, remonte un peu, puis repart dans l’estomac. C’est super désagréable. On dirait l’impression d’avoir une boule de pétanque qui tente de passer.
J’avais aussi mal au dos, le fait de rester dans ce foutu lit assise pas à mon aise mais au mieux pour soulager mes abdos, ça m’a vraiment latté.

Et puis pour continuer sur la lancée, aujourd’hui on m’a éclaté les veines. En fait, ce matin, la perfusion d’hydratation a pris fin vers 7h30. Du coup, l’équipe de jour a pris le relais, et devait venir me voir rapidement… Je les ai appelés trois fois. « Oui oui appelez si vous avez besoin madame. » Ils sont arrivés à 10h45. Ma veine s’est bouchée, et impossible de remettre une perf. Donc ils ont tenté de poser un cathéter sur mon autre bras, sans succès. J’ai vu 4 personnes différentes, elles sont toutes passées à côté de mes veines, et les ont abimées. J’ai pu avoir à nouveau une perfusion à 18h grâce à une infirmière des soins intensifs, qui m’a fait ça en un coup sans même galérer… Un sketch.
La deuxième nuit arrive avec l’équipe des deux adorables soignants. La douleur des gazs est toujours là, intense. On me fait une dose de perfalgan avec l’acupan. Je me dis que ca va se calmer, et que je vais dormir enfin.

…Mes couilles. Nuit blanche numéro 3.

SLEEVE J + 2 : RETOUR AU BERCAIL

Bon avec les visites durant la nuit, les pipis, de toutes façons je pouvais pas dormir. Et puis ces foutus bas de contention pneumatiques qui font un bruit de perceuse toutes les 10 secondes, j’ai cru devenir folle. On me les a enlevés à 5h45 heureusement, sinon j’allais les arracher moi même. (Fallait que je les porte toutes les nuits.)

[…]

Le chirurgien passe me voir. Il me donne mes pansements pour la maison, mes ordonnances, et s’enquière de ma santé. Les gazs commencent ENFIN à dégager. Il me dit que ce matin je vais pouvoir manger un peu de compote pour voir au petit déjeuner. Et ma prise de sang faite à 6h déterminera si je rentre, mais selon lui il n’y a pas de raison.
Il m’annonce partir en vacances une semaine dès lundi, au Sahara. Mais m’assure que si j’ai un soucis, j’ai deux numéros d’urgence à appeler, voir même mon diététicien qui lui a son contact direct. Il m’assure que mon état va se débloquer rapidement.

C’est une chirurgie invasive, vraiment. C’est pas un petit truc, il faut comme il me l’a dit que le cerveau comprenne ce qui vient de se passer. Et que le fait de craquer et me dire que j’ai fait une énorme connerie, est normal aussi. Ca prouve qu’on est saint d’esprit pour lui.
Je lui fais confiance, il en fait depuis 2016. Il voit plus passer de personnes en post-op que nous sur des réseaux sociaux.

[…]

La compote est passée : 2 demies cuillères à café à peine. J’avais trop peur de gerber. Victorine a raison, la compote passe mieux que l’eau.

[…]

Le collègue de Maurine, ma kiné, vient me voir.

– Ouais, faut j’te fasse ton éducation. Oula t’es petite toi !

Je ris. Pour la première fois, je ris.
Du coup il m’explique tout ce que je dois faire, et comment le faire. Pour éternuer, tousser, ou vomir, je dois le plus possible être assise en tailleur, et enlacer mon ventre avec mes bras en croix, et courber le dos vers l’avant. (Testé approuvé !!)
Je dois marcher plusieurs fois par jour, et pas une fois d’un coup. Mieux vaut faire dix fois 100mètres qu’une fois un kilomètre.

Interdiction formelle de porter ma fille. Comme il dit :
– Ok, tu portes ta petite, tu déchires tes incisions : éventration. Ok, sauf que là c’est pas 1 mois à rester tranquille sans trop de contraintes, c’est 3 mois à pas bouger, avec une ceinture et des douleurs pas possibles. Alors les gosses, c’est par terre. Tu pourras te rattraper dans un mois, mais d’ici là couche panier.

J’ai bien aimé son franc parler, donc je faisais pareil, sans filtre et le courant a très bien pris. Je suis contente qu’il soit passé, car il y a sans doute des choses que j’aurai faites moi-même au lieu de demander de l’aide.

[…]

La prise de sang est bonne ! Donc je sors aujourd’hui. Du coup j’appelle mon papa, car mon homme est au travail. Il arrivera juste après qu’on m’enlève tout mon artirail.
Ah putain parlons-en tiens. Le sketch continue.

Pour enlever le cathéter, aucun souci. Mais le redon, non mais quand t’as la poisse, tu l’as jusqu’au bout. Ca a duré sans mentir plus de 15 minutes, parce qu’il était super serré. C’est déjà assez désagréable quand on t’enlève un redon, mais quand en plus on doit te découper la peau parce qu’il est trop serré, t’as juste envie de leur dire : bon bah anesthésiez moi un peu, creusez, et zai ! Mais bon, tu peux pas.
J’ai rien dit tout le long. Je suis resté les yeux fermés, à respirer calmement, longuement. Je me suis même pas fait chier à répondre aux : ça va madame ? Oui vous êtes concentrée c’est bien. On voit que vous savez gérer vos douleurs. Olala j’suis désolée. Ma pauvre décidément. Vous êtes impressionnante. C’est bientôt fini. Aller on y arrive.

Une éclaboussure de sang sur le mur plus loin, et j’étais ENFIN libérée de ce putain de drain !

Juste avant que mon papa arrive, heureusement, il aurait tourné de l’oeil. Haha

Allez, je m’casse.

Voilà pour ce condensé de jours. J’allais pas te décrire jeudi, puis vendredi ça aurait été que de répéter que j’avais vraiment très mal, que je regrettais profondément d’avoir passé la case chirurgie, et que je ne voyais pas le bout du tunnel. Genre je pensais que j’allais rester dans le mal pendant un temps interminable.
Bizarrement; le fait de sortir, m’a beaucoup aidé. Ainsi que les conseils avisés de Victorine, sur qui j’ai vraiment pu compter pour m’aider à trouver des solutions durables.

Demain je tente de te décrire ma première semaine post-op (avec quantités etc etc). Sinon je vais tout publier avec un retard énorme, je pense pas que ce soit le top. Prends soin de toi surtout ❤ ❤

Laisser un commentaire